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Label RSE Cap Experience : Interview d’Hubert de Launay, fondateur du Cabinet de recrutement XpertZon

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« Participer au référentiel Cap Experience, c’était l’occasion de transformer une conviction en outils clairs, mesurables, et applicables »

Hubert de Launay est un entrepreneur et expert du recrutement, spécialisé dans l’emploi des cadres expérimentés et les enjeux liés à la seconde partie de carrière. Après une carrière dans le management et le développement commercial, notamment dans le secteur des télécommunications et du conseil, il fonde en 2021 le cabinet XpertZon, dédié à l’accompagnement et au recrutement des professionnels de plus de 45 ans.
Engagé contre les discriminations liées à l’âge, il œuvre pour une meilleure reconnaissance des compétences des seniors et une approche plus inclusive et intergénérationnelle du travail. Il intervient régulièrement sur ces sujets auprès d’acteurs publics et privés.
Il est également membre du comité de pilotage du label RSE Cap Experience, dédié au bien vieillir en entreprise, apportant son expertise sur les enjeux de longévité professionnelle et de valorisation des parcours expérimentés.

Qu’est-ce qui vous a donné envie de vous associer au dispositif et de participer à la rédaction du référentiel ?

La première raison est que j’ai été ravi de votre démarche qui va dans le sens du travail que je mène pour faire évoluer la perception des « seniors » en entreprise, et aussi flatté que vous m’ayez identifié comme un acteur légitime sur le sujet de « seniors ».
Ensuite, et surtout, parce que je crois aux démarches qui font bouger le réel, pas seulement les discours. Sur le terrain, je vois à quel point l’expérience est sous-utilisée… et à quel point les entreprises ont besoin de repères concrets pour mieux intégrer et valoriser les profils expérimentés. Participer à ce référentiel, c’était l’occasion de transformer une conviction en outils clairs, mesurables, et applicables.
Ce Label est à mes yeux une pièce essentielle du travail en faveur de la prise en considération de l’expérience.

Comment avez-vous trouvé les échanges et les discussions pendant les comités de pilotage ?

Globalement très constructifs et sérieux. Il y avait des points de vue différents et complémentaires, des personnes issues d’horizons différents mais toutes connaissant bien cette problématique, des débats… et c’est plutôt bon signe : ça évite le “consensus mou”. J’ai apprécié le niveau d’écoute et la volonté commune d’aboutir à quelque chose de robuste et utile, pas à un document de communication.
Le processus était fluide.

Avec votre regard, que retenez-vous de plus fort dans le référentiel ?

Le fait qu’il pousse à regarder les pratiques, pas les intentions. On ne reste pas au niveau des valeurs affichées : on parle de processus, d’actions, de preuves, d’indicateurs, et de cohérence dans le temps. Et surtout, l’idée que l’expérience n’est pas un sujet “à part”, mais un enjeu RH et managérial qui traverse le recrutement, l’intégration, la formation, l’évolution et les conditions de travail.

Selon vous, qu’est-ce qui va bien fonctionner sur le terrain… et qu’est-ce qui pourrait coincer un peu ?

Ce qui va bien fonctionner : le référentiel peut servir de cadre de diagnostic et de plan d’action, très concret, pour structurer une démarche et mobiliser les équipes.
Ce qui peut coincer : si certaines entreprises le traitent comme un badge marketing, ou si la démarche reste cantonnée à la RH sans sponsor clair au niveau direction. Autre point sensible : la capacité à produire des éléments tangibles (données, preuves, retours d’expérience) et à tenir dans la durée, pas juste “cocher des cases” une fois.

Qu’est-ce qui ferait que ce label soit pris au sérieux et devienne une référence, plutôt qu’un label de plus ?

Trois choses, à mon sens :

  1. Exigence et indépendance : des critères clairs, une évaluation crédible, et une gouvernance qui protège le niveau d’exigence.
  2. Preuves et résultats : de la transparence sur les actions menées, des indicateurs suivis, et des cas concrets qui montrent l’impact.
  3. Durée : un label qui se mérite dans le temps (revues, renouvellement, amélioration continue), pas un “tampon” acquis une fois pour toutes.

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