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Entretien avec Fabien Siroën adjoint au DAF et responsable qualité du Barreau de Paris

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« Faire dialoguer durablement les professions du droit et du chiffre »

Adjoint au Directeur administratif et financier et Responsable qualité du Barreau de Paris, Fabien Siroën a participé aux comités de pilotage animés par FJ-SLA Consultants pour contribuer à la rédaction du référentiel « RSE Droit & Chiffres ». Dans cet entretien, il partage son regard sur la démarche, ses apports concrets et les conditions pour en faire une référence crédible pour les professions du droit et du chiffre.

Qu’est-ce qui vous a donné envie de vous associer à ce dispositif et de participer à la rédaction du référentiel ?

Deux raisons principales :

  • La proximité entre les professions du droit et du chiffre, et l’envie de les faire davantage dialoguer et travailler ensemble. J’ai une formation initiale d’expert-comptable / commissaire aux comptes et je travaille au quotidien avec des avocats. Il existe de nombreuses synergies entre ces professions, et je trouve important de mettre à leur disposition des outils communs, notamment sous la forme d’un référentiel partagé.
  • Le sujet de la RSE, qui m’a toujours intéressé dans mon parcours et sur lequel j’ai déjà eu l’occasion de travailler, notamment avec l’Ordre des avocats de Paris.

Comment avez-vous trouvé les échanges et les discussions pendant les comités de pilotage ?

Le comité de pilotage réunissait des professionnels d’horizons différents, avec des niveaux de responsabilité variés : c’est toujours très enrichissant. Chacun a pu partager son expérience et apporter sa part de connaissance, dans une logique d’échanges constructifs.

Avec votre regard, qu’est-ce que vous retenez de plus fort dans le référentiel ?

C’est avant tout un outil qui va permettre aux organisations de progresser sur l’ensemble de leurs responsabilités. Il contribue à pérenniser des pratiques et des systèmes utiles, au bénéfice de toutes les parties prenantes.

Selon vous, qu’est-ce qui va bien fonctionner sur le terrain… et qu’est-ce qui pourrait coincer un peu ?

Ce qui va bien fonctionner : le système de notation par étoiles, et des critères globalement simples, concrets et compréhensibles par tous.

Ce qui pourrait coincer : le décalage possible entre certaines attentes du référentiel et les réalités de l’entreprise (rentabilité, temps disponible, contexte commercial tendu…). Par exemple, une hausse des droits de douane peut pousser une entreprise à rechercher rapidement des économies sur sa production pour maintenir des prix de marché acceptables.

D’après vous, qu’est-ce qui ferait que ce label soit vraiment pris au sérieux et devienne une référence, plutôt qu’un label de plus?

D’abord, son adoption par un nombre significatif de professionnels. Ensuite, parce qu’il peut aider les dirigeants à engager une démarche structurante pour leur organisation. Il doit être un outil d’aide à la décision et au pilotage, et pas seulement un label supplémentaire.