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Interview de Jean-Luc Lods, coach et spécialiste du leadership

Jean-Luc Lods

« L’interaction entre générations au sein d’une organisation est un atout pour renforcer la résilience face aux crises » 

Dans un monde professionnel en perpétuelle évolution, où les enjeux de leadership et de transformation managériale sont plus cruciaux que jamais, Jean-Luc Lods apporte un regard affûté et une expertise forgée par une riche expérience en France et à l’international. Fondateur de 32 Février, un cabinet de conseil spécialisé en coaching et en leadership, il accompagne les dirigeants et leurs équipes dans le développement de leurs compétences et l’adaptation aux défis contemporains. Son parcours diversifié lui a permis d’appréhender ces thématiques sous des angles variés, conciliant stratégies organisationnelles et dimension humaine. Rencontre avec un expert qui réinvente l’art du leadership.

Jean-Luc, vous avez plus de trente ans d’expérience dans la conduite du changement et la transformation organisationnelle. Pouvez-vous nous parler de votre parcours et de ce qui vous anime dans votre métier ?

Absolument. Mon parcours est profondément ancré dans les transformations, qu’elles soient organisationnelles, systémiques, culturelles ou relationnelles. Ce qui me motive, c’est d’accompagner les personnes et les organisations à structurer leur vision stratégique et à libérer leurs capacités. Mon approche repose sur un enthousiasme naturel, une assertivité reconnue et un goût affirmé pour l’innovation.

Vous mettez l’accent sur le leadership et la posture face au changement. Selon vous, quelles sont les qualités essentielles d’un leader dans un monde en mutation ?

Un leader efficace doit maîtriser l’art de jouer en trois dimensions  : la responsabilité organisationnelle, la compétence technique et la dimension psychologique. Il est fondamental de comprendre les dynamiques organisationnelles et humaines pour piloter une équipe avec justesse, en particulier dans des environnements de plus en plus complexes.

Vous avez également une expertise en transitions politiques. Comment cela se traduit-il dans votre travail actuel ?

C’est auprès des élus et lors des changements politiques majeurs que j’ai acquis une solide expérience dans la gestion de transitions politiques et sociales, tant en France qu’à l’international. Cela m’a conduit à fonder ma propre entreprise de conseil, de formation et de coaching pour agir là où le besoin est crucial. Mon approche repose sur une compréhension fine des enjeux et sur l’accompagnement des dirigeants dans la conduite du changement, qu’ils souhaitent incarner.

Vous abordez aussi la question du « bien vieillir » en entreprise. Quelles sont les pistes que vous explorez pour accompagner ce changement ?

L’évolution des carrières et du management est un enjeu crucial. Il est essentiel de travailler sur la reconnaissance des diversités dans la manière d’aborder le travail; plus encore, la flexibilité, la transmission des connaissances et l’adaptation à toutes les générations qui travaillent ensemble est cruciale. Dans une entreprise, les parcours doivent être fluides tous âges confondus, permettant à chacun d’évoluer, de se repositionner ou de transmettre son expertise à d’autres.

Vous parlez beaucoup de gestion des connaissances. Comment structurer cette approche au sein d’une organisation ?

La gestion des savoirs doit inclure toutes les formes de connaissances : savoir, savoir-faire et savoir-être, indépendamment de l’âge ou du poste occupé. Il est crucial de développer une stratégie faite de temps, d’espaces et d’outils qui favorisent l’échange intergénérationnel et la capitalisation des expériences pour assurer une continuité et une montée en compétences collective. Les connaissances sont aujourd’hui plus volumineuses, circulent plus vite, doivent être vérifiées, ont de la valeur et sont vulnérables. Un enjeu déterminant.

Dans un contexte de crises, notamment face aux cyberattaques, comment les entreprises peuvent-elles mieux se préparer ?

La préparation aux crises repose sur l’anticipation et la détection des signaux faibles. Il est fondamental de réévaluer régulièrement les processus de travail, la gestion des connaissances et l’adaptation aux nouvelles technologies. L’interaction entre générations au sein d’une organisation est un atout pour renforcer la résilience face aux crises.

Pour conclure, quel message souhaiteriez-vous transmettre aux dirigeants et aux organisations en transformation ?

La transformation est un processus continu qui nécessite une approche humaniste et une vision stratégique claire. Il ne suffit plus de décréter le changement ; l’organisation gagnera à l’incarner. Les dirigeants devront la piloter avec méthode et souplesse, bienveillance et engagement, optimisme et robustesse.

Pour en savoir plus : www.32fevrier.com